Le soutien financier de la communauté est assuré directement par les activités économiques de l’abbaye. Dans la boutique – livres et objets d’art – une équipe de 4 sœurs et de deux employées s’efforce de répondre à la demande de chaque client en particulier qui, intéressé à la culture et à la spiritualité, cherche: des livres religieux, une littérature choisie, des guides et conseils sur l’art de vivre, des cartes, de l’art, des objets en céramique, des icônes et des calendriers. Le grand choix d’articles invite le visiteur à se mouvoir et à s’attarder dans un espace qui se prête aux contacts et aux échanges personnels. Il peut également, de chez lui, passer sa commande par téléphone, téléfax, courrier électronique ou via Internet.

Les ateliers d’art contribuent, également en grande partie à la subsistance de notre communauté. Notre sœur, maître orfèvre conçoit et réalise (aussi sur commande) des objets sacrés et des bijoux de tous genres. Des travaux de modification sont aussi très demandés par la clientèle.

Les travaux de calligraphie sont réalisés sur commande par Sœur Michaela.

Enfin, dans les ateliers de céramique et de poterie, nous trouvons un grand choix de reliefs et de sculptures ainsi que des objets de poterie utilitaires. Les commandes sont étudiées et réalisées chacune avec soin.

Tous nos travaux réalisés dans les ateliers d’art sont exposés lors des «Journées de Rencontre» qui ont lieu tous les deux ans, en septembre.

Notre atelier de restauration des archives de l’Église restaure des manuscrits anciens, des incunables et des livres. L’atelier a été fondé et aménagé en 1973/1974 par ordre de la Conférence Episcopale Allemande et travaille exclusivement pour les Archives diocésaines de 23 diocèses allemands. Nous ne pouvons malheureusement pas assumer les travaux privés de restauration mais restons volontiers à votre disposition pour vous conseiller et vous mettre en contact éventuellement avec d’autres ateliers de restauration.

L’hospitalité est une des valeurs fondamentales de la vie bénédictine que Saint Benoît nous a inculquée et déposée précieusement dans le cœur: «Tous les hôtes qui surviennent seront reçus au monastère comme le Christ» (Règle de Saint Benoît 53,1). Tous sont les bienvenus et toujours. Chacun est invité à prier avec nous, à nous parler, à passer ici quelque temps dans le silence et la réflexion. Leur croyance ou leur idéologie ne jouent aucun rôle dans l’accueil que nous leur offrons. Des personnes, venant de partout, se retrouvent ici, ensemble à la recherche des sources de la vie. Ils peuvent, chacun, participer, dans un certain cadre, à la journée monastique, pour une période maximale d’une semaine, exceptionnellement plus longue dans certains cas.

Le Cercle d’Amis de notre abbaye, fondé en octobre 2001 par 40 personnalités et qui compte déjà aujourd’hui plus de 250 membres, s’est donné pour mission de soutenir matériellement ou d’une autre manière notre communauté dans ses tâches culturelles, spirituelles et pastorales.

Nous vous invitons de tout cœur à rejoindre notre cercle d’amis et restons ouvertes à tous, car «… que deux ou trois soient réunis en Mon Nom, Je suis là au milieu d’eux» (Mt 18,20). Weiterlesen

C’est à l’évêque Peter Josef Blum de Limburg (1842-1883) que nous devons le projet de fonder un nouveau monastère destiné à faire revivre l’ancienne maison religieuse d’Eibingen et indirectement celle de Rupertsberg, détruite en 1632 par les Suédois. Grâce à ses efforts et ceux de Ludwig Schneider, prêtre d’Eibingen de 1840 à 1864, la vénération pour Sainte Hildegarde reprend, au 19ème siècle, un nouvel élan déterminant. L’évêque Blum, suspendu de ses fonctions lors du conflit entre Gallicans et Ultramontains des années 1876 à 1883, trouve asile, chez le Prince Charles de Löwenstein-Wertheim-Rosenberg, au château de Haid en Bohême. Son successeur, l’évêque Dr. Karl Klein, également très proche de la famille princière lui confiera, dès le début, ce projet de faire renaître la vie monastique d’Eibingen.

Le Prince l’écoute avec grand intérêt car il y voit l’occasion de restituer à l’Église les biens sécularisés qui avaient été cédés à sa famille par un décret de 1803, le «Reichsdeputationshauptschluß». Sa fille aînée Bénédicte, une sœur de l’abbaye Sainte Cécile à Solesmes en France deviendrait la première abbesse de la nouvelle abbaye. Lorsque celle-ci meurt inopinément le 2 juillet 1896, âgée à peine de 36 ans, le Prince de Löwenstein reste malgré tout fidèle à sa promesse et ne recule devant aucun effort financier et sacrifice personnel pour la construction de la nouvelle abbaye.

Celle-ci devait être construite en haut du village d’Eibingen . Le matériau de construction – un grès entremêlé de quartzite – est directement extrait sur place, de la roche. C’est le Père Ludger Rincklage, moine à l’abbaye de Maria Laach et architecte de formation qui prend la direction des plans et des travaux. Le 2 juillet 1900, le Père Abbé Placidus Wolter de Beuron, venu remplacer dans la région l’évêque malade Dominikus Willi, pose officiellement la première pierre du nouveau monastère.

Après quatre ans de travaux gigantesques, l’édifice est quasi achevé. Le 17 septembre 1904, 12 sœurs bénédictines originaires de l’abbaye Saint Gabriel à Prague, première maison monastique de religieuses appartenant à la congrégation de Beuron, viennent s’installer dans la nouvelle bâtisse. Par deux décrets du Pape Léon XIII en 1908, le prieuré est élevé au rang d’abbaye et doté de tous les droits et privilèges de l’ancien monastère de Sainte Hildegarde. Weiterlesen

Sous le régime autoritaire du National-Socialisme et pendant la deuxième guerre mondiale, la communauté conventuelle de l’abbaye devra supporter de lourdes épreuves. Dès mai 1941, l’abbesse Regintrudis Sauter fait aménager une partie de l’abbaye en hôpital et y met à la disposition de la Wehrmacht 20 sœurs pour s’occuper des blessés et du travail administratif, dans l’espoir d’éviter ainsi la dissolution de l’abbaye. Sa demande ne sera pas exaucée puisque le 2 juillet 1941, jour du 41ème anniversaire de la fondation, les 115 religieuses seront expulsées par la police secrète de l’état (la Gestapo). L’abbaye sera saisie, les biens confisqués. Weiterlesen

Jusqu’au 2 juillet 1945, 45 ans exactement après la pose de la première pierre, les bâtiments vont être petit à petit remis en état par une grande partie des sœurs, revenues les unes après les autres et par de nombreux travailleurs bénévoles. Les dernières sœurs peuvent enfin rentrer et la vie conventuelle reprendre son cours normal sous la direction de l’abbesse Regintrudis Sauter toujours aussi dynamique à 80 ans. Le nombre croissant de jeunes filles rejoignant la communauté permet à celle-ci de se reconstruire progressivement et de reprendre un nouvel élan. Weiterlesen

La vie d’Hildegarde de Bingen (1098-1179), est elle aussi, marquée par la lumière, ses couleurs et ses ombres. Et cela jusqu’au moment de sa mort où, selon la légende, une lumière radieuse serait apparue dans le ciel. Mais plus encore, la lumière est la source, l’étincelle et le feu de la vie qui alimentent l’ensemble de son oeuvre.

Sa première rencontre avec la Lumière la foudroie comme une éclair et transforme soudainement sa vie, jusqu’alors effacée: «En l’an 1141 de l’Incarnation de Jésus-Christ, quand j’avais 42 ans et 7 mois, descendit du ciel une Lumière ardente aux lueurs étincelantes qui me traversa l’esprit et m’embrasa la poitrine. Weiterlesen

L’œuvre d’Hildegarde – reflètant exactement sa propre conviction – est un ouvrage à caractère fortement visionnaire et prophétique. L’origine divine de ce qu’elle a vu et entendu à travers cette Lumière éblouissante et la prise de conscience du sens de sa mission sont, pour elle, indissociables. Son esprit prophétique voulait secouer les gens de son époque, les éclairer, les convertir et éviter que Dieu ne tombe progressivement dans l’oubli. Hildegarde se considérait comme défenseur, porte-parole et instrument de Dieu. Elle se référait sans cesse au Mystère du Très-Haut et mettait en valeur, auprès de ses lecteurs et auditeurs l’Amour divin comme origine et accomplissement de l’être. Weiterlesen